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L’expérience de mobilité des étudiants ERASMUS : les usages inégalitaires d’un programme d’ « échange ». Une comparaison Angleterre/ France/ Italie.

mercredi 16 janvier 2008

Magali Ballatore, doctorante (Université dé Provence) du LEST- Laboratoire d’économie et de sociologie du travail - a soutenu sa thèse sur l’expérience de mobilité des étudiants ERASMUS le 17 décembre 2007.

Sa thèse est directement téléchargeable grâce à HAL-SHS- Archives ouvertes.

La présentation qu’elle fait de ses travaux est la suivante :
Les migrations étudiantes en Europe ne sont pas nouvelles. Toutefois, le Programme Erasmus a institué un type de mobilité qui n’est pas sans conséquences pour des systèmes d’enseignement supérieur européens et des pays qui recourent à des pratiques sélectives, productives et intégratives particulières. Au-delà de la satisfaction largement affichée par les participants, dans les trois pays où sont nées les Universités (Italie, France et Angleterre), l’analyse des trajectoires des jeunes étudiants Erasmus, permet de poser la question de la stratification des systèmes éducatifs et de leur démocratisation. Dans la première partie de cette thèse nous montrons que le programme Erasmus n’a pas atteint l’objectif officiel de réciprocité des échanges. Ainsi les institutions d’enseignement supérieur Européennes se structurent dans l’ordre des inégalités de prestige entre établissements et plus largement entre aires culturelles. Cet ordre affecte aussi pour une part la morphologie sociale d’une population étudiante, dont le parcours scolaire est rapide et le passé migratoire riche. Dans une université massifiée, la mobilité institutionnalisée semble être un moyen de se distinguer. Dans une seconde partie, nous analysons les expériences Erasmus plurielles. Même si le partage d’un même statut homogénéise dans une certaine mesure les pratiques, les Erasmus forment un ensemble fractionné d’étudiants ‘étrangers privilégiés’ inscrits dans des circuits institutionnels différenciés. Dans une troisième partie, nous montrons que l’international n’abolit pas le national, comme l’accroissement des mobilités n’abolit pas les inégalités économiques et sociales en Europe. Du sud au nord, les déplacements ne sont pas investis des mêmes enjeux. Le séjour Erasmus et plus largement l’éducation, sont aussi des vecteurs de relations de pouvoir externes aux institutions d’enseignement supérieur.

Je signale aussi l’étude du CEREP dont le compte rendu est publié dans « Bref » de novembre 2007 : « Accroitre la mobilité des enseignants pour développer celle des étudiants »


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