Strict Standards: Only variables should be passed by reference in /var/www/sdb/b/2/geo.phile/tmp/cache/skel/html_68fab292a4cd9e8db84653e1a9757573.php on line 315

Gabon : quelques sous-titres...

dimanche 6 septembre 2009

Le blog de Jean-Marcel Bouguereau (un blog du Nouvel Observateur) nous livre ces « sous-titres » pour comprendre ce qui se passe au Gabon.

C’était escompté : la Cour constitutionnelle gabonaise a confirmé l’élection d’Ali Bongo à la présidence du Gabon après un scrutin très contesté, le nouveau président ayant été le tout-puissant ministre de la Défense, avec la haute main sur l’appareil sécuritaire d’un Etat rompu aux fraudes électorales. Pis, la télévision nationale a ouvertement roulé pour le candidat du parti au pouvoir et une télévision privée, appartenant à André Mba Obame, l’un des candidats, a tout bonnement été fermée. Malgré ces manquements élémentaires aux règles du « fair-play » démocratique, « Baby Zeus », comme on surnomme Bongo fils, n’a pas reçu de coups de règle de la part de l’Elysée, où l’on suit de très près la situation de ce petit émirat pétrolier si vital, fleuron de la nébuleuse Françafrique.

Gabon dispose de ressources qui depuis longtemps ont enrichi la France

Malgré les proclamations de neutralité de la France, personne n’était dupe, depuis qu’abandonnant ses promesses de « rupture » annoncée par Nicolas Sarkozy, à son arrivée au pouvoir, l’héritier de Jacques Foccard, barbouze en chef de la Françafrique, l’avocat Jacques Bourgi, a eu la peau de Jean-Marie Bockel, ancien secrétaire d’Etat à la Coopération qui, sans doute par naïveté, a cru aux promesses de « rupture » du candidat Sarkozy. C’est que si le Gabon est un tout petit pays, il dispose, avec ses exploitations pétrolières, ses forêts, son manganèse et son uranium, de ressources qui depuis longtemps ont enrichi la France et, au passage, le clan Bongo.

Enfin en finir avec 41 ans de dictature clanique

Avec la disparition du patriarche, les Gabonais espéraient en finir avec ces 41 ans d’élections truquées, de fraudes électorales, de détournements d’argent public, de pillage des ressources naturelles par le clan Bongo, ELF et AREVA, sans compter le transfert de valises pleines d’argent à destination des partis politiques français. Ils doivent déchanter. D’où les manifestations de colère dans la capitale et à Port-Gentil, fief de la compagnie pétrolière Elf, absorbée depuis par Total, où plusieurs centaines de partisans de l’opposant le plus intransigeant, Pierre Mamboundou, arrivé troisième du scrutin, ont forcé les portes de la prison de la ville et libéré les détenus. Peu après, ils ont incendié une partie du consulat général de France, pillé des magasins en ville et saccagé des stations essence Total.

Lire le reste de l’article sur le blog de Jean-Marcel Bouguereau. Je conseille la lecture attentive du forum, très documenté et très virulent.