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ORIENTATION ACTIVE & PRÊT ÉTUDIANT

vendredi 13 mars 2009

Pour ceux qui comme moi pensaient que le dispositif « orientation active » n’était qu’une mesure ubuesque remuant du vent inutile, je retire platement les qualificatifs.
Je remplace ubuesque par machiavélique et inutile par pratique.

Vous trouverez ci dessous :

  • le pdf du texte sur l’orientation active que nous avons reçu à l’UTM. Pour faciliter la lecture diagonale, j’ai mis en rouge ce qui me semble les données clef aujourd’hui.
  • le texte du projet de loi « prêt étudiant » déposé le 21 janvier 2009 et rendu public le 20 février, téléchargé sur le site de l’Assemblée nationale. J’ai juste surligné pour faciliter la lecture « en diagonale ».
    Les passages qui m’ont parus importants sont surlignés en jaune. C’est très court à lire (aller directement p.3).

Il me semble évident qu’on veut faire de nous les auxiliaires des banques.

On pouvait penser que le professeur principal et les enseignants qui ont eu l’élève tout au long de l’année, voire de plusieurs années de lycée étaient à même de conseiller la faisabilité d’une orientation dans le supérieur. Plus qu’un enseignant-chercheur même de bonne volonté et consciencieux qui ne dispose que du dossier et d’un entretien éventuel...

Mais il faut notre aide pour que les banques puissent accorder ces « prêts étudiants » dans les conditions prévues par le projet de loi.

Alors s’éclaire le soucis apparemment compatissant de « réponse individualisée » (tient de l’humain ici ?) avec avis de la commission.
Tous ceux d’entre nous qui ont fait des demandes de prêt voient tout de suite que cette « réponse individualisée avec avis » sera la pièce indispensable du dossier de prêt. D’autant que l’auteur du projet précise qu’il s’agit «  d’accompagner ce financement privé d’une obligation implicite d’efficacité de l’enseignement supérieur,puisque la garantie d’État n’aura pas à jouer si l’étudiant accède à un emploi bien rémunéré . » Il est clair que les dossiers avec « autre orientation » ou « avis favorable avec recommandation » ne seront pas éligibles à ces prêts.

La « liberté » donnée aux étudiants de demander ou non à bénéficier de ce « dispositif d’orientation » s’éclaire aussi. Pas de demande de « dispositif », pas de prêt !

Le préambule du projet de loi remarque tout de même que la France dépense deux fois moins en aide pour les étudiants que la Belgique ou l’Allemagne et huit fois moins que le Danemark ou la Norvège, et que cette aide par étudiant a baissé depuis 2001. La conclusion en est qu’il faut le « prêt étudiant ».

A nous de faire la conclusion finale : sous couvert d’appui à l’orientation pour la « réussite en licence », on nous demande de faire les auxiliaires des banques privées chargées d’accorder les prêts.

Voici pour mes réactions immédiates, sachant qu’il faut bien sûr approfondir les autres aspects, en particulier la baisse prévisible des aides autres que les « prêts étudiant », et la question des « prêts étudiant » pour les étudiants lettres et sciences humaines.

Bon courage nous tous !

Yveline


Documents joints

  Présentation du dispositif « { {{orientation active}} } » à l'Université de Toulouse le Mirail
Document très court (1 page)
  Proposition de loi sur le dispositif « { {{prêt étudiant}} } »
Document original téléchargé sur le site de l’Assemblée nationale

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Brèves

ACTA : signature de l’accord sur la privatisation des savoirs

vendredi 27 janvier 2012

Brevetabilité du vivant, attaque contre les médicaments génériques, censure d’Internet… Voilà ce que viennent de signer ce jeudi au Japon en toute discrétion les pays les plus riches, au profit exclusif de grands lobbys industriels, sous le nom d’Accord commercial anti-contrefaçon.